Juin 21, 2015

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Les platanes du canal du Midi menacés !

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21/06/2015
Platanes Canal du Midi

« La disparition des platanes du Canal du Midi est programmée »

Le Canal du Midi, Patrimoine Mondial de l’Humanité

Reliant la Garonne à la Mer Méditerranée, et long de plus de 240 kilomètres, le Canal du Midi est bordé par plus de 40 000 platanes et offre une bouffée d’oxygène parfaite pour les promenades des beaux jours. Mais saviez-vous que plus de 8 000 platanes ont déjà du être abattus à cause d’une maladie déclarée en 2006 et en progression constante ? Loin d’être éradiquée, cette maladie, le « Chancre Coloré », menace aujourd’hui l’ensemble des platanes qui bordent notre beau canal.

Classé Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco le 7 décembre 1996, c’est tout un pan de notre patrimoine régional qui est aujourd’hui fragilisé par cette maladie.

Le « Chancre Coloré » : aux origines d’une maladie importée en France

La maladie dite « du chancre coloré du platane » provient d’un champignon, nommé Ceratocystis Fimbriata f. sp. Platani. L’épidémie serait apparue pour la première fois en France avec l’import de caisses de munitions américaines fabriquées en bois de platane et entreposées à Toulon lors de la Seconde Guerre Mondiale. Elle s’est rapidement propagée à Sète, puis dans tout le Languedoc-Roussillon, avant de s’attaquer aux platanes qui bordent le Canal du Midi à partir de 1996. Il s’agit d’un champignon particulièrement agressif, qui se développe même sur les platanes en bonne santé. Les dégâts sur les arbres infectés sont progressifs :

  • Chute des feuilles d’une branche,
  • Déssèchement rapide des rameaux, puis de la branche entière,
  • Réduction du feuillage de l’arbre et apparition d’une lésion bleue violacée,
  • Propagation de la lésion jusqu’au faîte du platane et mort de l’arbre en trois ou quatre ans après la contamination.

Cette maladie, directement importée des Etats-Unis, n’existait pas en France avant 1945. Elle se transmet d’un arbre à l’autre, notamment par contact avec des outils infectés par le chancre, lors de l’élagage ou de travaux de terrassement par exemple. Depuis son apparition, elle a détruit des dizaines de milliers d’arbres, et menace aujourd’hui le Canal du Midi, dont 80% des rives sont bordées de platanes.

 

Les processus de lutte contre la propagation de la maladie


La maladie du Chancre Coloré est incurable
, et a poussé de nombreuses préfectures à prendre des mesures drastiques pour limiter la propagation du champignon. Parmi les moyens de lutte dont nous disposons, le plus sûrreste la stérilisation permanente de tout matériel de taille, d’élagage ou de terrassement (pelles mécaniques, tronçonneuses…) avant et après avoir travaillé sur un platane ou près d’un platane. Le contact avec les outils infectés par le chancre étant le meilleur vecteur de propagation pour cette maladie, la stérilisation du matériel permet de juguler la maladie. Mais ce n’est pas une mesure suffisante, le champignon se propageant également au contact de l’eau…

Le Canal du Midi est donc un milieu naturel qui va évoluer. Son paysage va changer dans les années à venir.

Un programme de replantation est prévu par l’Office National des Forêts (ONF), en collaboration avec les Voies Naviguables de France, administrateur du Canal du Midi pour le compte de l’Etat (VNF). Ce vaste programme propose de restaurer les plantations en variant les essences (c’est-à-dire en mêlant différentes variétés d’arbres) pour développer la diversité végétale du Canal du Midi tout en limitant les risques de futures catastrophes sanitaires semblables à celle que nous vivons avec le Chancre Coloré.

L’autre processus de lutte contre la propagation du Chancre Coloré est peut-être plus radicale : il s’agit d’arracher l’ensemble des tronçons d’arbres abîmés, selon un protocole complexe et relié aux arrêtés préfectoraux, région par région. Les arbres contaminés et ainsi arrachés sont incinérés sur place, et, à l’endroit où ils sont brûlés, le sol est neutralisé pendant dix à quinze ans… C’est ce protocole qui a été suivi dans deux foyers de maladie de notre région : à Muret (sur la route du Lherm), et à Tournefeuille, où les platanes malades ont été supprimés.

Si vous souhaitez obtenir davantage d’informations concernant le Chancre Coloré et les processus de lutte contre la propagation de la maladie, vous pouvez vous rapprocher de Mr David CHEVET, à l’Office National des Forêts.

L’expertise Mayet Parcs et Jardins

Grâce à une formation suivie auprès de la FREDEC (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles), notre personnel est spécialement formé à la détection de la maladie des platanes (ou chancre coloré) et aux méthodes de lutte contre la propagation de la maladie. Nous intervenons à vos côtés en qualité d’experts, et nous mettons à votre service notre expérience, notre savoir-faire et notre engagement pour protéger vos espaces verts durablement.

Concevoir un jardin sec en région Toulousaine

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21/06/2015

Concevoir un jardin sec en Région Toulousaine

   Pourquoi concevoir un jardin sec en région toulousaine ?

 

Pour répondre aux contraintes actuelles environnementales et économiques
  • Diminution des coûts : notamment celui de l’arrosage (la demande des maîtres d’ouvrage est forte envers les architectes de créer des jardins sans « entretien », ni arrosage). Le jardin sec répond parfaitement à cette exigence d’économies, car c’est un  jardin à couvert végétal sur cailloux sur le modèle de la garrigue.
  • Résolution de problèmes environnementaux : les paysagistes inventent aujourd’hui des solutions créatives de recyclage ou de réemploi des matériaux issus de la déconstruction, utilisables pour un jardin sec. Les terres végétales polluées peuvent en effet être redynamisées, par les plantes du jardin sec.
  • Correspond à un changement des mentalités et de paradigme : dans les années 60, c’était le règne du  jardin « toujours vert ». Aujourd’hui, le cycle naturel est mieux accepté voire plébiscité, il permet un jardin sans arrosage qui fleurit et se repose au gré des saisons.

 

Conditions pour installer un jardin sec
Le principe fondamental est d’avoir un terrain drainant, il faut éviter les sols naturellement humides (argiles) et les eaux stagnantes.
La nature du sol n’a pas d’importance, des terres pauvres peuvent être redynamisées en les mycorhizant (pulvérisations de champignons en poudre pour recréer un milieu naturel favorable à la plantation).Le deuxième paramètre est plus difficile à maîtriser, il s’agit de l’humidité atmosphérique (en 2013, les précipitations ont battu des records en région toulousaine), mais ceci pourra être compensé par un bon drainage.

Le choix des plantes se fera en fonction de la nature du sol, du climat, du vent et de l’exposition, en évitant les zones exposées au nord.

Périodes de création

L’automne est la période idéale pour la plantation d’un jardin sec.
L’hiver qui suit permet à la plante de s’enraciner, et l’été suivant le jardin se réveille sans qu’aucun arrosage ne soit nécessaire. Le respect de ce cycle se rapproche du cycle naturel de l’écosystème de la garrigue.
Le printemps est néanmoins une période possible mais moins naturelle. La plante ne s’enracinant pas pendant l’hiver, il faudra prévoir un arrosage léger le premier été.

Entretien et choix des plantes
Les jardins secs sont très fleuris car ils supportent une grande variété de plantes :
  • Les rosiers, lauriers sauce ou roses, …
  • Les plantes vivaces, dianthus, phlomis, cérestes, perovskia, …
  • Les Cistes, romarin tapissant (15 ans de vie sans souci),  lavandes, thym …
  • Les Graminées supportent des conditions de sécheresse (manque d’eau) contrairement au gazon classique.

Les arbres de grande envergure ne s’adaptent pas au  jardin sec qui a un sol nécessairement peu épais. Certains arbres aux racines puissantes, tels le pin parasol, l’acacia, le platane, le mimosa ou encore l’eucalyptus cassent les revêtements : ils sont donc à proscrire. Les arbustes sont donc préconisés.

L’entretien est minime dans un jardin sec. Il  n’y a pas d’arrosage à prévoir, à l’exception du premier été lors d’une plantation de printemps. Les plantes s’habituent naturellement à la privation d’eauLe désherbage manuel est conseillé.

 

Écueils à éviter

Il ne faut pas confondre jardin sec avec jardin « exotique », même si les promoteurs immobiliers et les voyagistes nous font rêver à grand renfort de paysages tropicaux … complètement artificiels sous nos latitudes !
Un jardin sec est possible à Toulouse car l’adaptation des plantes et du système de drainage le permet, un jardin tropical constitue en revanche un projet destiné à l’échec naturel et donc financier…

 

Conseils du pro

BE VRD, architectes, paysagistes, créateurs d’espaces verts peuvent travailler ensemble en phase d’étude pour

  • assurer la conformité de votre projet avec la  réglementation,
  • trouver des solutions aux contraintes architecturales,
  • faire preuve de créativité face aux contraintes environnementales (rétrécissement des surfaces de jardins, façades végétales, mixité des espaces…)
  • étudier le budget et la longévité des plantes

La réflexion au démarrage en concertation avec le  paysagiste (finaliste du projet) serait salutaire pour mener des projets novateurs, intéressants esthétiquement et financièrement.

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